Glitch

un film de Bastien Solignac

Capture d’écran 2026-04-30 à 15.29.55.png

Court métrage - 2026 -  24 minutes - Fiction - Couleur - Format 1.37:1 - Stéréo - DCP 4K - VO français sous-titré anglais

Avec Dimitri Doré dans le rôle de Léo

Avec le soutien du CNC (AVR)
du fond de soutien de la Région Occitanie
du fond d’aide à la création de Montpellier Méditerranée Métropole
avec la participation de France Télévisions.

Tourné dans les Studios Vendargues
avec Les Tontons Truqueurs pour les VFX
grâce à l’aide sélective aux effets visuels numériques du CNC

 

 

Synopsis



Léo, 25 ans, vit reclus dans son studio au dernier étage d’une tour. Le jour, il reste couché, apathique, végétant comme un fantôme. La nuit, il s’adonne à des jeux en réseau. Dans l’un d’eux, il est en contact avec Sasha64, une étrange personne éprise, comme lui, de sensations virtuelles. Mais un jour, Sasha64 disparaît, laissant Léo dans un désarroi et une solitude infinie...

 
 
 
Still 2026-03-25 165505_1.27.2.jpg

Avec GLITCH, j’ai cherché à traduire de manière sensorielle et immersive l’expérience de l’enfermement contemporain, à la fois physique, mental et numérique. Le tournage en studio nous a permis de créer un espace entièrement maîtrisé, presque clinique, où chaque élément : lumière, cadre, son, participe à l’isolement du personnage.

Le choix d’une mise en scène rigide, composée majoritairement de plans fixes et d’une image froide et épurée, renforce cette sensation de monde figé, déshumanisé. Ce travail a été mené en étroite collaboration avec la cheffe opératrice Paloma Pineda, avec qui j’avais déjà travaillé sur mon précédent court métrage Apatrides, afin de construire une image précise. À l’inverse, le travail sonore et les effets visuels viennent ouvrir des brèches vers un ailleurs plus organique, presque hypnotique, traduisant l’intériorité troublée de Léo.

L’interprétation de Dimitri Doré, tout en retenue et en intensité, a été essentielle pour incarner ce personnage quasi mutique, dont le corps et le regard deviennent les principaux vecteurs d’émotion. La caméra, toujours au plus près de lui, capte ses gestes répétitifs comme une chorégraphie de l’isolement.

Le jeu vidéo, conçu par Camille Petit, apparaît comme l’unique échappatoire de Léo : un espace de lumière et de couleur au cœur de son enfermement, où il rencontre Sasha64, interprétée par Ekaterina Ruzka, dont l’androgynie troublante participe à l’ambiguïté et à l’attraction de cet univers virtuel.

Le décor imaginé par Hugo Raffoul, à l’inverse, se déploie dans une esthétique sombre, épurée et inquiétante, renforçant la sensation d’isolement et d’oppression qui enferme progressivement le personnage.

Le film joue volontairement sur une temporalité distendue et circulaire, où les actions semblent à la fois progresser et se répéter, afin de plonger le spectateur dans un état de perte de repères similaire à celui du protagoniste.

La musique originale, composée par Pablo Altar, avec qui j’avais déjà collaboré sur mon précédent court métrage, accompagne les moments d’apesanteur et vient renforcer l’étrangeté du film en y insufflant des ruptures, des fractures et des “glitchs”, prolongeant ainsi l’instabilité du monde intérieur de Léo.

Enfin, le mélange d’images réelles et numériques a été pensé comme une fusion progressive des mondes, jusqu’à leur confusion totale. La disparition de Léo dans cet univers virtuel constitue l’aboutissement de cette trajectoire : une métaphore de l’effacement de soi dans un monde saturé d’écrans et de simulacres.

GLITCH est ainsi devenu, au fil du tournage, moins un récit qu’une expérience : celle d’une dérive intime, silencieuse et contemporaine, où la solitude se déploie à l’infini.

Bastien Solignac - avril 2026
 

Léo Roussel (L3O) : DIMITRI DORÉ
Sasha64 : EKATERINA RUZKA

réalisation : BASTIEN SOLIGNAC
scénario : BASTIEN SOLIGNAC,
CLAUDE CHAMIS & SYLVAIN MAUGENS
musique originale : PABLO ALTAR

image : PALOMA PINEDA
montage : JOSEPH COMAR
création jeu vidéo : CAMILLE PETIT
vfx (LTT) : PIERRE-MARIE BOYER
STEPHANE LESMOND, ANASS DARMOUN
son : ANTOINE BROCHU
renfort prise de son : MATTHIEU GASTOU
montage son : TRISTAN SOREAU
mixage : LUCIEN RICHARDSON
étalonnage : LYDIA LODEZ
assist. montage : PAUL DESMAZIERES

décor : HUGO RAFFOUL-DE-COMARMOND
renfort décor et construction : MARLO FALDUZZI, SIXTINE GUILLOT
accessoires : CASSANDRE DUCHAUFFOUR
renfort accessoires : JULIETTE JAMMES
coiffure, maquillage et sfx : MORGAN CASTON
costumes : MARION MOINET
habilleuse et renf. mise en scène : SARA JEANSOU-TRONCHE
1er assist. réalisateur : BASTIEN MARROT
scripte : SANDRINE BORT
1er assist. caméra : JEREMY MUNSCH
2nd assist. caméra : MARIE CURRELI-FADDA
3e assist. caméra : RACHEL RUDLOFF
cheffe électricienne : MARIE GRAMOND
électricienne : KARINA ATEZA
renfort élec : SOPHIE BERNARD, VICTOR SERVEL
Chef machiniste : THIBAUT ISSALY
renfort machinerie : KIÊN BEAUVOIS
régie : ANTONIN CAGNA
photographe plateau : ÉMILIE ARFEUIL
conception graphique affiche et générique : HUGO BLANZAT

directeur de production et postproduction : THOMAS FRAIN
produit par : SYLVAIN MAUGENS (COBALT FILMS)

Studios V : OLIVIER ROELENS, JULIETTE LUZIN,
SOPHIE GANA, YARA BALLOUT PINCEMIN
Les Tontons Truqueurs : PIM BOYER, HAFIDA THEODORE
Catering BIVOUAC : THIBAUT BARRAL

 
 
Capture d’écran 2026-04-30 à 15.28.16.png
 
 
 
Capture d’écran 2026-04-30 à 15.28.48.png